Tuesday, September 5, 2017

24 H à NEW-YORK | 7 ème (et avant dernier) vol | AF008

Je sais, j'ai assez rapidement brisé la cadence des post relatant mes vols, mais tout s'est enchaîné si rapidement, que je n'ai guère eu le temps de me poser, entre mes vols successifs, la dette de sommeil à rattraper et les cartons à faire dans la précipitation.. Bref, et si je vous racontais plutôt mon vol vers "la ville qui ne dort jamais", plutôt que de tenter lamentablement de me justifier ? 😇

New-york, inutile de vous dire que j'attendais avec impatience cette rotation, c'est la ville incontournable, et pourtant je n'y avais jamais mis les pieds, d'où l'excitation et l'enthousiasme qui accompagnent toutes premières fois qui se respectent. 
Je prépare donc déjà ma To-do list en amont, eh oui il se fallait d'être organisée et méthodique, car j'ai omis de le mentionner, mais je n'aurais que 24H sur place (comme la majorité de mes escales d'ailleurs) et pas une seconde de plus. Je me renseigne donc sur les must-see, et sur les distances approximatives entre chaque endroit. Ma cousine me conseille d'aller au Rockefeller center, plutôt qu'à l'empire state building, bah oui sinon on ne la voit pas dans le paysage si on est dessus... pas bête la guêpe 😋Ni une ni deux je prends mon ticket, et tant qu'à faire le Vip Pass pour éviter toute attente... Non pas que je sois adepte de gruger des fils d'attente, bien que ce soit, il faut l'avouer, souvent jouissif, mais les "24H top chrono" raisonnait dans ma tête, telle une mission contre la montre que je devais surmonter avec succès, sous peine de frustration. 

Liste de to-do presque achevée, je regarde rapidement la liste de l'équipage avant d'aller au lit, et j'y vois une autre PCB, Lucie, prise d'un élan de joie, je lui envoie un message pour savoir si elle voulait être mon acolyte touristique à NY. Elle me répond gentiment qu'elle a déjà vu la ville maintes fois, et que sa mission à elle c'était de faire du shopping, je ne vous cache pas que mon minois de calimero a surgit une fraction de seconde. Mais ce n'est pas si grave après tout, je n'en démords pas et je visiterai un maximum de choses, seule s'il le faut. 

Jour J, pour une fois j'avais réussi à dormir la veille, le vol est prévu à 19h, donc pas de réveil matinal, pour mon plus grand plaisir. Direction la salle de bain, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai fais ce même chignon, et pourtant je me bats toujours autant avec les mèches rebelles, les bosses et les épingles. Bref 1h plus tard, douchée, maquillée, coiffée, habillée, ready à partir. 

J'arrive devant la salle de briefing, je suis visiblement la 1 ère, je fais donc un tour au WC en attendant l'arrivé des autres membres de l'équipage, non pas que je veuille vous établir un planning de mes passages au pipi room lolilol, mais il s'avère que j'y croise la PCB qui sera sur mon vol de ce soir, mais n'étant pas certaine que ce soit elle, on se zieute du regard sans trop savoir s'il faut entamer la discussion heehe. On se verra par la suite dans la salle de briefing, ce qui brisera définitivement la glace :). 
C'est parti vers l'avion, je fais l'accueil en porte 2, et j'avouerai que les crampes aux joues sont notables à force de sourire. Marine, qui a débuté il y a quelques mois, non pas comme PCB saisonnière mais en CDD, vient m'apporter un peu d'aide durant le rush, j'apprends que c'est son second NY, et elle aussi souhaiterait visiter un peu. Je vois déjà en elle un grand potentiel pour être mon acolyte de voyage😏, et sans tarder j'essaie de la motiver pour m'accompagner dans mon grand périple touristique New-yorkais. 



Embarquement terminé, la CCP (chef de cabine principale) me propose adorablement de faire le décollage au Cockpit, offre que je ne refuserai pour rien au monde. 

RAS durant ce vol plutôt court, des passagers satisfaits, une excellente entente avec l'équipage, mention spéciale à Ian au galley, entre humour noir, interjections en anglais, tel un personnage tout droit sortie d'une série US, un régal ces répliques qu'on se balançait entre deux services. 

Ah mais en fait si, une chose à relever durant le vol : une passagère s'est quelque peu fritée avec un stew, à propos de son chien qu'elle refusait catégoriquement de mettre dans son sac... Ce qui est pourtant obligatoire pour des mesures de sécurité. Allongé sur un siège, il avait le droit aux papouilles de ses deux maîtres, après plusieurs remarques successives, le ton est monté, et le chien pour ne rien arranger à la situation s'est violemment mis à aboyer. A l'arrivé la passagère m'interpelle " I need a wheelchair.. your colleague made me sick...oops.. Je m'excuse, et j'explique que je ferai de mon mieux pour lui en obtenir une à la sortie de l'avion. Je transmets l'info... et je n'en entends plus parler.. jusqu'au débarquement où effectivement elle a sa chaise, mais persiste à nous réprimander : " shame on you...", et son mari qui renchéri "I will take care of you"...
Well, well quelle belle façon de commencer, ou plutôt de terminer sa 1ère soirée à NY (il devait être 21h30).

Bref, même après ce fâcheux épisode, j'étais contente d'être à NY ! Dans la navette j'observe défiler le paysage de cette immense ville effervescente, avec ses célèbres buildings XXL. Et pour m'éblouir de plein fouet d'entrée de jeux, l'hôtel était de surcroît idéalement situé en plein de time square. Mon regard se perdait, entre toutes ces illuminations, figurants déguisés, touristes, new-yorkais, taxis jaunes, panneaux publicitaires...

Arrivé à l'hôtel à environ 22h30, on récupère la clé de nos chambres respectives, Vincent nous dit " cela doit faire 4 fois que je viens et je n'ai jamais eu la vue sur Time Square, donc n'ayez pas trop d'espoir les filles". Je souris en me disant que ce n'était pas si grave, et qu'après tout c'était déjà génial de pouvoir être dans time square dès que je mettais un pied hors de l'hôtel.
Je rejoins donc ma chambre, le temps de prendre une douche et de me changer, pour rejoindre Lucie (Pcb également si vous n'avez pas perdu le fil), la seule motivée après le vol à aller se remplir le ventre, et aller manger un burger bien fat, yass cliché oblig'. Rdv à 23h donc, eh oui, entre fatigue et faim, nous avons choisi. J'entre donc dans ma chambre, rideaux fermés, que je m'empresse d'ouvrir pour vérifier si j'avais plus de chance que Vincent... Et que vois-je ?? Plein de lumièèèère. Je n'avais donc pas la vue sur une rue lambda, mais bien sur Time Square. Lucky Me 😁

Petite balade nocturne rapide, avec Lucie, et Marine, qui a finalement décidé de se joindre à nous, et malgré la fatigue je continue de m'émerveiller face à toute cette frénésie. On se perd donc un peu avant de retrouver "Five Guys", hamburger ou frites, choix cornélien, qui n'en sera finalement plus un... Puisqu'on finira par prendre les 2 😙. Le ventre bien rempli, on décide sagement de rentrer se coucher, surtout en prévision de la journée bien chargée du lendemain.

Après une courte nuit, est venue l'heure du périple touristique, j'ai une liste de choses à voir, et malgré tout l'optimisme du monde, je sais que je ne pourrai pas tout cocher. 
J'envoie un message à Marine pour savoir si elle est toujours motivée à me suivre dans mon marathon touristique, et à ma plus grande joie elle est in. 

10h30 : On quitte l'hôtel, direction le Rockfeller, heureusement que j'avais CityMaps2go (qui vous permet de télécharger des cartes hors-ligne), et une carte papier fournie par l'hôtel, parce-que l'orientation et moi ça fait 150...

11h00 : Après avoir pris l’ascenseur éclair (70 étages en qques secondes), qui me bouche les oreilles autant que le décollage d'un avion, je réalise que j'avais bien fait de prendre en considérations les conseils de ma cousine, on voit l’Empire State building, et sa silhouette toute en pointe est quand même indissociable de toute vue panoramique de Manhattan ! On peut également apercevoir Central Park, le fameux fleuve Hudson, sur lequel il y avait eu l'amerrissage d'urgence du vol 1549, et la Cathédrale Saint-Patrick.






12h30 : Petite divergence au moment de savoir ce qu'on allait faire next, je voulais aller à Central Park, mais Marine l'avait déjà fait la dernière fois, uhm que faire ? L'horloge tourne, on trouve alors un compromis, on irait prendre le ferry pour Staten Island et voir de loin la statut de la liberté, puis on se splitterait, elle irait à la Public Library et moi à Central Park. J'avais déjà regardé tous les itinéraires la veille, donc on a plus qu'à se diriger sereinement vers le subway ligne 1, direction downtown, pour South Ferry Loop. #agentRatpBonjour 

12h40 : On se retrouve dans un grand marché en plein air, et on perd un peu le rythme niveau timing, entre bijoux, bouffe, souvenirs, vêtements... nos yeux ne savent plus où se poser... Et vous savez comment c'est... Quand le cœur a décidé de se manifester, la raison s'échappe un peu... Bref on se pavane dans ce marché à ciel ouvert, quasi interminable, et quasi 2h s'écoule à notre insu... 







14h40 : Retrouvant enfin nos esprits on fonce vers le subway, réalisant qu'il nous reste finalement que peu de temps... (le wake up call étant à 19h30, je souhaitais à priori être à l'hôtel à 17h au plus tard, mais cela semble d'ores et déjà compromis). 

15h20 On arrive enfin à destination, et on fonce direction le ferry gratuit vers Staten Island, sauf qu'on se fait intercepter par un guide touristique stratégiquement positionné, qui arrive à nous convaincre que son ferry est bien mieux. Et pour cause, il a évoqué l'argument du temps (qui nous est crucial) et de la vue (apparemment on aurait aperçu la statut de plus près). On prend donc 2 tickets 35euros/pers. Il nous explique ensuite qu'il faut attendre un car qui nous déposerait près du ferry. Voyant la taille de la queue pour accéder au car, je ne suis pas très sereine, il essaie gentiment de nous faire passer en premières, mais il se fait réprimander par un de ses collèges... Comme quoi, gruger les gens, sans pass VIP, ça passe un peu moins bien hein...😝. Nous faisons donc la queue, comme tout le monde, parce-qu'après tout il n'y a pas de raison. Mais l'heure tourne et au bout de 50 min ça n'avance toujours pas, il n'y a pas suffisamment de cars. Les esprits commencent à s'échauffer. Nous n'avons plus le temps de tergiverser et décidons pour notre part d'aller nous faire rembourser. Quelle frustration d'avoir perdu quasi 1h, pour au final ne pas voir du tout la statut de la liberté.😢Mais tant pis, on ne va tout de même pas rester là à se lamenter, je propose donc d'avancer, et étant dans le downtown, d'aller voir le fameux pont de Brooklyn.

16h10 : Nous débutons notre avancée vers le pont, en passant par Wall Street, mais je n'y vois pas le loup 😜, en revanche j'aperçois le taureau, une légende raconte que si vous grattez le nez, saisissez les cornes et les testicules du taureau, il vous apportera de la fortune. Il ne reste donc plus qu'à espérer que mon compte en banque soit plus garni en 2018. 😎

16h50 : Après s'être pavanées un peu (beaucoup) dans les rues, on débute enfin notre traversée sur le pont, qui relie Manhattan, à Brooklyn, il est aménagé sur différents niveaux et permet donc à la fois la circulation des voitures au niveau inférieur et la circulation des piétons et des cyclistes au niveau supérieur. Mais attention, il faut marcher sur sa ligne, et non sur celle des cycliste. Les malheureux qui s'y aventurent se font traiter de tous les noms 😅. 
Les touristes se bousculent sur le pont, et il est difficile de se poser pour prendre une photo dans cette tumulte, mais avec un peu de patience, nous parvenons quand même à faire quelques clichés et à profiter de la magnifique vue sur la skyline de Manhattan. 


17h40 : Nous sommes définitivement à la bourre, et à l'autre bout de la ville... Sans compter le fait que j'ai en tête d'aller acheter des UGG pour ma maman, elle m'avait dit que ce n'était pas nécessaire si je n'avais pas suffisamment de temps, mais cela faisait également partie de ma "mission", et je ne veux pas revenir les mains vides. Bref à court de temps, il n'est plus question de prendre le métro, je repère un starbuck pour la wifi, et je commande un uber, qui me déposerait sur Madison avenue, et Marine à l'hôtel sur Time Square. Le seul hic, on était en plein dans les heures de pointes, alors autant dire que le trafic est terrible... 


18h30 : On arrive sur Madison Avenue, je descends du uber. Marine me dit au revoir avec un regard inquiet, "tu es sûre hein ?" me demande-t-elle soucieuse. Je hoche la tête, et j'enchaîne sur un sprint, je me serai presque cru en final de "Pékin Express". Je trouve assez rapidement la boutique, et je fonce vers la paire qui me semblait le plus sortir du lot, et sans perdre de temps, je passe en caisse. 

18h50 : Coincée dans les bouchons again, je reste optimiste malgré tout, puisque je ne suis plus qu'à quelques blocs de l'hôtel. 

19h15 : Alléluia j'arrive enfin à l'hôtel, 15 min avant le wake-up call, I did it !! Mais bon, autant dire que je peux faire une croix sur ma sieste pré-vol... 😴

19h30 : Le téléphone sonne, pour nous "réveiller" (du moins, ceux qui ont eu la possibilité de dormir...). 1h pour se préparer, je fonce sous la douche, puis je me prépare rapidement, en essayant de camoufler mes cernes, mais en ce qui concerne mes yeux rouges écarlates, c'était perdu d'avance. 

20h30 : Départ à la navette, direction JFK international airport.


Le vol de nuit fut sacrément calme, puisque les 3/4 des passagers dormaient. Et pourtant je pense que c'est l'un des vols où j'avais le plus hâte d'arriver, je ne rêvais que d'une seule chose : mon lit douillet, et pour cause.

Et malgré la fatigue dû à ce marathon touristique, je ne regrette pas une seule seconde, je suis satisfaite d'avoir pu être le temps d'une journée, en immersion dans cette ville effervescente, car même si on a l’impression de l’avoir toujours connue ; tellement vue et re-vue à la télé, en photos ou au cinéma. On ne ressent réellement l'énergie New-Yorkaise qu'une fois sur place et en total immersion. 





Thursday, July 27, 2017

Libreville, Gabon | 3 ème vol | AF976

3 ème vol, réveil à 6h30, et pour changer, la veille du départ, je n'avais pas réussi à fermer l'œil de la nuit. J'avais beau me tourner dans tous les sens, me mettre à l'autre bout du lit, compter les moutons, écouter des musiques de dépressifs, rien n'y fait, les portes de l'antre de Morphée ne s'ouvraient pas... Ce dernier a finalement décidé, par pitié sans doute, de m'accueillir dans ses bras aux alentours de 4h30... Inutile donc de vous dire que la nuit fut courte et que le réveil fut plus que laborieux, c'est à peine si j'arrivais à soulever mes lourdes paupières.. 
Mais je finis par me motiver et bondir du lit pour aller à la douche, prendre mon petit jus d'orange pressé (merci maman), et me préparer, et même ça j'avais du mal : chignon refait à 2 reprises, je ne devais pas avoir les yeux en face des troues, puisqu'il était complètement de traviole lol. 

Bref, enfin ready, je retrouve Emma (eh oui again !) à la cité PN (personnels navigants) un peu avant notre briefing, parce-que cette fois nous ne nous croisons pas seulement en escale, mais nous sommes carrément sur le même vol ! Autant vous dire que nous étions aux anges, puisqu'il est très rare d'être sur un même vol avec un(e) autre PCB, et encore plus, quelqu'un que l'on connaît déjà. Nous nous dirigeons donc vers la salle de briefing, et là nous essayons tant bien que mal de retenir le prénom de tous les membres de l'équipage, c'est notre 1ère fois sur un triple 7, étant plus grand que le 330, il y a donc plus de monde, et donc plus de noms à retenir, logique quand tu nous tiens.. Prise de notes, définition des postes, et hop départ vers les avions. 

Nous découvrons alors le fameux triple 7, plus long, plus moderne, et alléluia il y a des ports USB, ce qui n'est pas le cas sur certains 330, (bref les passagers ne seront plus outrés de ne pas pouvoir charger leur téléphone dans un avion en 2017, et je n'aurai pas à faire ma moue d'hôtesse navrée, de leur annoncer qu'ils devront se déconnecter de leur téléphone pdt quelques heures ..). Nous apercevons aussi rapidement le poste repos, et avec Emma nous sommes quasi à la limite de l'émerveillement tellement c'est spacieux par rapport au poste repos que nous avions précédemment connu : pas de lits superposés, et plus d'espace pour moins se cogner la tête. 

Un peu avant le décollage une passagère me demande de la prendre en photo, au milieu de l'allée, sous le regard ébahi de certains autres passagers, elle m'impressionnait par sa capacité à faire abstraction de ce qui l'entourait, pour poser telle une mannequin en plein shooting. Je prenais donc ma tâche au sérieux et essayais d'en prendre plusieurs sous différents angles.. je lui redonne ensuite le téléphone, mais elle avait l'air dubitative. Je repars quand même fermer mes rack à bagages, repassant de nouveau à son niveau, elle en profite pour me demander gentiment de reprendre des photos, car elle avait oublié, me dit-elle gênée de rentrer son ventre sur les précédentes. Eh oui quand on vous dit qu'on est multitâche : hôtesses, vendeuses, photographes, nounous, nettoyeuses de vomi....:)) P.S : la passagère en question avait participé aux reines du shopping, elle m'a même montré une photo avec Cristina  pour soutenir ses dires hehe. 

Bref après l'embarquement, puis le décollage, voilà arrivé le moment du service.. Alors un grand avion c'est cool, mais pour se positionner, et se souvenir de son poste c'est plus compliqué que sur notre chers A 330 habituel .. 
Habituellement je commence toujours à la même rangée en premium pour finir derrière, mais là c'est une toute autre affaire. D'autant plus que ce sont des versions "summer", c'est à dire avec une cabine eco en plus, à la place de la business, eh oui, l'été les familles sont nombreuses à voyager il faut donc adapter les sièges à la demande ... et donc la premium se retrouve entre deux classes éco. Le service débute donc en premium, pour remonter dans l'eco de devant, puis redescendre dans l'eco a l'arrière (situé après la premium).. vous saisissez jusque là ? Au pire ce n'est pas très grave, retenez juste qu'il fallait que je fasse travailler un peu plus mes neurones sur ce vol 😇. 

Sinon rien à signaler (sauf peut être mon mal de pieds persistant, malgré mes nouvelles shoes Geox à 110€..) les passagers étaient adorables, le vol est passé relativement vite. 
Ah et j'ai aussi fait l'atterrissage dans le cockpit.. enfin ! Impressionnant de voir la maîtrise de la commandante de bord et du copilote, la descente vue du cockpit est juste phénoménal. Un régal. 

Nous voilà donc arrivés à Libreville, au Gabon, on sent que l'ambiance du pays est plus détendue que dans certains autres pays d'Afrique qui sont actuellement en conflits (Congo, Nigeria... )
Nous y découvrons le sympathique hôtel, accueillis avec un cocktail de bienvenue au fort goût de gingembre, et nous faisons également un bond dans la chambre de Marine (autre PCB) pour lui faire un coucou avant son retour en France. 

Après avoir pris une douche, et m'être changée pour retrouver le confort de mes baskets, je rejoins avec Emma l'équipage pour dîner, et pour préparer le programme de demain, puisque sur cette escale nous avons le droit de sortir, car il n'y a pas de restrictions particulièrement strictes. Je décide de motiver Emma et Barbara pour une virée en mer, pour voir des baleines (qui ne sont bien évidemment pas en captivité) , nous contactons donc Arnaud, pour booker la sortie du lendemain matin. 45 000 CFA (soit environ 68€), à ce prix, les baleines avaient intérêt à se montrer.. :p 
Le ventre bien rempli direction donc la chambre pour un dodo bien mérité, pour être en forme le lendemain (réveil 7h..) . 
Après une bonne nuit de sommeil, sur un matelas plutôt confortable, nous prenons un petit-déjeuner bien copieux, et hop direction le port Michel Marine, Alassan, le chauffeur de taxi nous réclame 6000 CFA pour la course, or, on nous avait dit que c'était seulement 3000, j'essaie de négocier, mais rien à faire il est coriace, et malheureusement nous étions pressées car nous avions rdv à 9h (il était déjà 8h45..) à contre cœur et sachant pertinemment qu'il avait gonflé le prix, nous y allons quand même. Arrivées au port, nous cherchons donc Arnaud, qui nous reconnaît assez rapidement ... ( il faut croire que 2 blondes et 1 asiat en Afrique, ça fait l'effet d'un gilet de sécurité routière en pleine nuit lol). 




Nous apercevons alors le bateau, d'une taille pas tout à fait conséquente.. et étant donné le temps nuageux, et la mer agitée... nous nous mettons à prier intérieurement :p. Mais nous ne sommes pas là pour reculer face à l'aventure, d'un pas décidé nous montons alors sur le bateau. Il y avait également la femme d'Arnaud et sa fille sur celui-ci. Il y a 1h de trajet, avant d'arrivé dans la zone des baleines, ça bouge pas mal, on se croirait dans une attraction à sensation forte, ce qui ne nous déplaît pas, du moins aux premiers abords.. 


Une fois dans cette fameuse zone, le bateau s'arrête donc, pour que nous puissions repérer le souffle de la baleine, et éventuellement espérer un saut. Et c'est là que le mal de mer commence à nous envahir, les vagues étaient tellement importantes qu'elles faisaient tanguer le bateau à grands coups, nous essayons quand même de zieuter l'océan agité du regard pour chercher les baleines, et c'est assez rapidement que nous apercevons des nageoires, puis de petits sauts timides. Que c'est impressionnant, quelque chose d'aussi imposant à quelques mètres de nous. Mais l’appréciation du spectacle n'aura pas été de longue durée, puisque le mal de mer se faisait de plus en plus oppressant, et Emma puis Barbara ont fini par rendre leur petit déjeuner à la mer.. J'en étais pas loin non plus... Mais il fallait bien sauver l'honneur d'AF face à Arnaud qui se moquait déjà gentiment de nous, surtout que sa fille de 3 ans à peine, ne bougeait pas d'un iota, mais hé c'est la fille d'un marin, right ? Pauvres choses fragiles que nous sommes... Au moins nous n'avons pas le mal de l'avion... c'est l'essentiel non ? :p

Du coup, au lieu d'une petite escapade de 4h en mer, celle ci fut réduite à 3h (ce qui en soit est déjà pas mal), aller hop retour au port, pour que nous retrouvions un peu de couleur sur nos visages pâles. 

Nous prenons un taxi retour pour l'hôtel et ça ne rate pas, cetait effectivement 3000CFA.. sacré Alassan qui nous a outrageusement prises pour de bonnes poires. 



Nous profitons ensuite un peu de la piscine, avant de retrouver nos chambres, faire nos valises et repartir pour le vol retour. Qui par ailleurs était du vrai pain béni, il n'y avait que 80 passagers à l'arrière. Autant dire que le service fut bouclé en deux temps, trois mouvements. Rarissime.  

Voilà, le vol s'achève donc, et c'est avec pleins de beaux souvenirs en tête partagés avec Emma et Barbara, que je rentre chez moi, satisfaite de cette escale en leur joyeuse compagnie. Hâte d'être prochain (Lagos, Nigéria) ! Même si cette fois-ci je ne pourrai pas sortir de l'hôtel :( 

Des bisous et à bientôt pour de nouvelles aventures les loulous.