Sunday, November 19, 2017

6ON Buenos Aires | 8 ème (dernier) vol | AF228-393


L'été a touché à sa fin (depuis un bon moment d'ailleurs, la météo ne saurait que trop nous le rappeler), et ma saison chez Air France, en tant que personnel de bord saisonnier aussi. Tristeeesse infinie. Mais toutes les bonnes choses se doivent d'avoir une fin, paraît-il.

Je sais, j'écris avec un peu de retard (2 mois et des brouettes pour ne pas être précise..), le retour à la réalité, et surtout sur les bancs de l'école a bien eu lieu, et ma saison a quant à elle pris fin depuis un moment, mais mieux vaut tard que jamais. Le défi maintenant, c'est de relater ce dernier vol à froid, avec la meilleure exactitude possible, je vais essayer pour cette fois, de faire confiance à ma mémoire, bien que parfois défaillante. 


24 août 2017 - Buenos Aires : Dernier vol de la saison. Autant dire que j'attendais beaucoup de cette dernière rotation. Entre émotions, excitation et nostalgie anticipée avant le départ en vol. 

J'arrive au briefing, et dès les premiers instants j'en ai des crampes au ventre, à force de rire. J'annonce à l'équipage que c'est mon dernier vol, et coïncidence, c'est aussi le dernier vol vers Buenos Aires de Cédric, qui rendra ses "ailes" en octobre, après plus de 30 ans de bons et loyaux services. 

Dans la navette en direction de l'avion, j'apprends qu'un ami, Amir, sera sur mon vol. Globe trotter, il revenait tout juste du Japon et l'ayant informé un peu par hasard que j'irai à Buenos Aires, il a tenté de prendre un billet, dès son arrivé à CDG (inutile de me demander où il trouve cette énergie d’enchaîner deux vol de plus de 10h, je n'ai toujours pas percé le mystère 😅).

23h - Le vol est complet, embarquement terminé, et c'est parti pour 14h dans les airs. Le service est un peu plus complexe que d'habitude, ou peut-être est-ce le vol de nuit qui amplifie le caractère complexe de la chose, idk.. bref on se mélange un chouilla les pinceaux en début du service, mais tout rentre rapidement dans l'ordre.

Une fois le service terminé, arrive la garde de 4h20 (la plus longue que j'ai eu jusqu'à présent), je suis de 1ère garde, ce qui signifie en outre, que j'aurai ma pause dans 4h20 (Appelez-moi Einstein lol). Il devait être aux alentours de 2-3h du matin. Autant dire que Morphée me faisait intensément de l’œil. 
Amir, qui est sur le vol, me tient compagnie durant cette longue garde. C'est si improbable de revoir un ami du collège dans de telles circonstances, entre deux check cabines et toilettes, on échange donc sur nos expériences respectives chez Air France, puisqu'il fait aussi partie de la "famille AF", en y étant alternant.

Après une courte nuit de sommeil, il est maintenant l'h d'entamer la 3 ème prestation (le petit déjeuner), mais de grosses turbulences, nous compliquent la tâche, et nous empressent de terminer rapidement le service.
Début de descente, je traverse la cabine pour rejoindre mon siège, lorsqu'une passagère me demande de récupérer son gilet. J'ai à peine le temps de me retourner vers le rack à bagage que je me retrouve par terre, agrippée aux sièges. Je reprends rapidement mes esprits, et m'empresse d'aller m’asseoir. Je vois au passage, un stew assit sur un passager ( non ce n'était pas une tentative d'approche, mais nous avons pour consigne, de le faire lorsque le caractère soudain et brusque d'une turbulence, nous empêche de rejoindre notre siège. Donc si un jour, un membre de l'équipage s'assoit abruptement sur vous, ne vous méprenez pas hein, sauf si bien sûr, il y a raison de se méprendre 😝).
Atterrissage imminent : généralement je suis plutôt sereine en avion, mais il faut avouer que ces turbulences frénétiques, sont plutôt impressionnantes, sans doute les plus violentes que j'ai connu jusqu'à présent.

Vendredi 25 août - 8h05 : Arrivé à destination, on peut lire sur tous les visages de l'équipage, l'envie oppressante de retrouver un lit douillet. Mais à peine le temps de poser mes affaires, enlever mon chignon tiré par 4 épingles, et prendre une douche, que je rejoins Amir pour une virée touristique (j'ai pour ma part 3 jours entiers sur place, mais il repart déjà le  lendemain, donc il faut rentabiliser le temps sur place). 



Direction Caminito de la Boca au sud de la ville, même s'il fait un temps "brouillardeux", gris, et pluvieux, on tombe sous le charme de ses maisons colorées, ses danseurs de tango et son air d’ailleurs.

Petit pause historique : "la Boca, c’est d’abord l’influence des vagues d’immigrés italiens et espagnols durant le XIXème siècle. Ces derniers vivant dans la pauvreté ont peu à peu construit des maisons avec le matériel disponible. Et puisque Buenos Aires est au bord de l’océan, les nouveaux arrivants ont construit leur conventillos avec les restes de matériel initialement destiné à l’entretien du port, ou des bateaux. D’où les couleurs de la Boca ! En réalité elles proviennent de la récupération de peintures destinée à refaire les couleurs de bateaux."

Après une longue balade dans les rues de la Boca, et quelques achats,  il est temps de rentrer se reposer avant le pot équipage. On tente d'appeler un uber mais il semblerait qu'il n'y en ait pas des masses dans le coin, on décide donc de prendre un taxi. Le 1er que l'on trouve semble douteux, il confirmera cette impression, en nous mettant rapidement dehors, après qu'on lui ait demandé s'il y avait un soucis avec le compteur. La seconde tentative sera la bonne, puisque nous tombons sur un adorable taximan, Gustavo, qui nous donnera même quelques conseils pour sortir. 

A peine arrivée à l'hôtel, et après une brève sieste, je me dirige vers le crew lounge, pour le pot équipage. Xavier et Ana, sont les premiers arrivés, avec Amir, on leur dit en rigolant qu'ils feraient un délicieux couple, Xavier, le sourire au coin des lèvres : "ah bon? ça tombe bien, on est marié ! ", nous qui voulions les caser ensemble, ils nous avaient devancé 😆. 
Les autres membres de l'équipage arrivent peu à peu, et des PNC d'autres vols se joignent également à nous, l'ambiance est bonne enfant, entre rires et bonne humeur. On en vient même à parler du tableau de points PCB (les vrais sauront de quoi je parle :p), ils me demandent si c'est toujours d'actualité. 😅 Et entre deux blagues, je finis par verser une petite larme (ok voire plusieurs) d'émotion (et certainement de fatigue aussi), gênant. Mais à ma décharge, je réalise peu à peu, que c'est bel et bien mon dernier vol de la saison, et que je ne partagerai sans doute plus de sitôt des moments pareils, avec des personnes qui pourtant étaient de parfaits inconnus la veille.  Ils me consolent tous avec bienveillance, et quoi de mieux pour me remonter le moral, que d'aller manger un bout! 

Direction El Establo, si vous êtes amateurs de bonnes viandes rouges, c'est l'adresse incontournable pour un bon "Bife de lomo" ou "Bife de chorizo", le cadre est rustique et authentique, le service attentionné, et les serveurs super sympathiques. Quant à la viande, elle est de qualité et cuite à la perfection. Si tendre, que le serveur la coupe même  à la cuillère. 😲 (ok, on aurait vaguement dit que j'écris un commentaire sponsorisé sur tripadvisor, mais I swear de bonne foi, je veux juste partager à quel point ce resto a régalé mes papilles hehe). Le ventre bien rempli, il est temps de rentrer faire un dodo bien mérité. 
Samedi 26 août - Seconde matinée touristique avant le retour d'Amir en France, direction Palermo Soho (ne pas oublier de préciser "soho", sinon le taxi risque de faire comme le nôtre et de vous déposer en plein Palermo, qui est plutôt vaste). Palermo soho est un sous quartier de Palermo, et est connu comme étant le quartier trendy de la ville.
Petite pause historique : Le quartier de Palermo Soho se nomme ainsi suite au boom immobilier qui a amené des créateurs de mode, artistes, galeries et restaurants dans la zone. En effet, la zone s’est transformé en véritable circuit de mode, d’art et de bonne table. La dénomination de « Soho » évoque ainsi la mythique zone de New York : SoHo, qui possède les mêmes caractéristiques. 
On ressent d'ailleurs ce côté artistique, de part les nombreux tags colorés, très présents. 
Cafe Torotoni (825 Av. de Mayo): Ce lieu mythique a été fondé en 1858 par un français, ce qui en fait le café le plus ancien et célèbre de Buenos Aires. 
Est venu le moment pour Amir de rentrer au bercail, il sera entre de bonnes mains, puisqu'on avait fait, la veille, la connaissance de l'équipage sur son vol retour, qui a l'air (presque) aussi top que le mien 😊.



Le soir venu, on dîne dans un autre steak house,"Al Carbon", plus fancy qu'El Establo de la veille, mais définitivement moins bon. Je suis même déçue de la précision de la cuisson, et de la tendresse de la viande (c'est qu'elle deviendrait exigeante la petite hehe). Même l'accueil qui est certes professionnel semble moins chaleureux. 


Dimanche 27 août - Dernière journée touristique à Buenos Aires en compagnie des membres de l'équipage, dont le couple Ana-Xavier, alias Mamou-Papou, de vrais amours, direction San Telmo. Ce beau quartier est composé de grandes maisons de style colonial, de petites rues pavées, et de ses antiquaires, qui lui confèrent beaucoup de caractère et de charme.  Une atmosphère toute particulière, nostalgique qui n’est pas sans rappeler… des airs de tango !

La feria : marché incontournable qui s’étend sur 2 kilomètres et abrite plus de 250 stands. Belle ballade, où on y trouve de l’artisanat, des antiquités et d’autres marchandises diverses. Passage intéressant également pour acheter des souvenirs.
Le mercado de San telmo est également un marché incontournable. On y trouve des jouets d’antan, des antiquités, des spécialités culinaires argentines ou exotiques, des fruits et légumes.

Après une bonne balade dans ce beau quartier figé dans le temps, des churros et un chocolat chaud, retour à l'hôtel, afin de se préparer pour la dernière soirée à Buenos Aires.

Je vais discrètement imprimer des petites cartes, et remonte dans ma chambre, pour emballer les petits cadeaux que nous avions acheté, pour l'équipage. 
Je les rejoins ensuite au Crew Lounge pour le dernier pot équipage, je cache non sans mal mon gros sac de supermarché, telle une mère noël en mission (laissez-moi y croire). J'attends le moment opportun pour leur donner les cadeaux, et faire un petit discours de remerciement, mais bien évidemment, rien ne se passe comme prévu. Ce soir, il y a un équipage américain, ainsi qu'italien, il y a un brouhaha sans nom, on ne s'entend que difficilement parler, et la fine équipe n'est pas au complet, ce n'est donc pas le bon moment. Mission reportée. On passe tout de même un délicieux moment, à grignoter des empanadas, à s’esclaffer et à papoter. Ils me conseillent ingénument de finir mes études, et de ne pas, entre autres, accorder trop d'importance aux personnes (à comprendre : garçons lol) qui n'en valent pas la peine, de vrais papas et mamans poules. hehe 
C'est bien beau tout cela, mais ça creuse l'appétit, et comme l'équipage avait notifié mon coup de cœur culinaire pour le "bife" de chez l"El Establo",  c'est vers ce restaurant du 1 er soir, qu'on se dirige pour contenter mon appétit. Je dois reconnaître, que je suis on ne peut plus heureuse d'y retourner, en ce dernier soir si symbolique à Buenos Aires.  

Et this is it, je vois durant l'attente des plats, le moment propice pour faire le fameux "discours", j'appréhende un chouilla que la situation ne soit arkward et un peu trop théâtrale, mais aux diables les appréhensions, je ressens le besoin d'exprimer ma reconnaissance, et de faire part de mon ressenti. Je me lève donc, les joues écarlates, un verre à la main (on se croirait à mon mariage 😅) et de manière brève mais intense, je les remercie, pour leur bienveillance, de m'avoir accueillie comme un membre à part entière de l'équipage, pour leur humour à toute épreuve, et surtout d'avoir fait de mon dernier vol de la saison, un souvenir mémorable. Je vois dans leur regard, qu'ils sont presque aussi émus que moi, et surtout Cédric, dont ce sera le dernier Buenos Aires. Ils me prennent dans leur bras, et je vous épargne les détails de l'instant bisounours so emotional... 

Lundi 28 août : Après une grasse matinée, pour prendre des forces avant le vol retour, il est temps de rentrer, j'avais préparé ma valise la veille (c'est au dernier vol que j'apprends que l'anticipation est le maître mot, mieux vaut tard... vous connaissez la suite :) , il ne me reste donc plus qu'à me doucher, manger un bout, et procéder au changement capillaire, pour passer de la fille qui est tombée du lit, à l'hôtesse de l'air exemplaire que je tente d'être. 😜 

Je retrouve l'équipage au lobby, Jean-Christophe (compagnon d'un PN(personnel naviguant), alias GP professionnel, un amour aussi btw), me fait savoir que l'uniforme me va à ravir.
La navette est là, c'est l'heure du grand départ direction l'aéroport d'Ezeiza, enfin, après qu'André me prenne en photo devant la navette ( oui oui ils avaient décidé d'immortaliser tous mes derniers moments en tant qu'hôtesse #socute) . 
Le vol retour se déroule sans encombres majeures. Les 14h étaient certes longues, et assommantes, mais comment vous dire qu'en ce dernier vol, je voulais pour une fois que le temps s'allonge, et qu'il m'octroie quelques instants de plus dans les airs, en la douce compagnie de ma fine équipe. Ils me laissent d'ailleurs même faire le message d'arrivé. 
L'heure de l’atterrissage a sonné, beaucoup moins agité que le vol aller, je rejoins donc mon siège, le regard perdu à travers le hublot, puis j'entends André qui m'interpelle, en dégainant de nouveau son téléphone pour immortaliser ce moment. 
Mardi 29 août - 11h00 : Arrivée à CDG, nous rejoignons la navette, Ana me demande de venir m’asseoir auprès d'elle, l'équipage se rassemble autour de moi, et me fait à son tour un discours, pour ensuite me tendre tout plein de cadeaux, dont un Tee-shirt Buenos Aires recouvert de mots. Le PNT (pilote), me donne même les plans de vol. J'essaye de contenir tant bien que mal mes émotions, et garder le semblant d'image, de la fille "forte" qu'il me reste😆... Mais il semblerait que la fragile au plus profond de moi, ait décidé après tant d'années d'oppression (appelez moi Kim Jong-un), de se manifester. Et donc, après avoir déjà versé à 2 reprises des larmichettes durant cette rotation, le "jamais 2 sans 3"... ne m'épargnera pas. 
Après ce moment d'émotions, je rejoins donc ma maman qui est venue me chercher, et je me tarde de tout lui raconter.

Bilan de la saison estivale 2017 : 

Cette aventure Air France s'achève donc pour cette saison estivale, et je n'ai pas les mots suffisants pour décrire cette expérience hors du commun. Je n'aurais jamais pu imaginer par le biais d'un emploi saisonnier/étudiant, découvrir les facettes d'un métier qui fascine le plus grand nombre. 
Néanmoins, être hôtesse ce n'est pas que des paillettes, mais je ne vous apprends rien, comme pour tout métier il y a des inconvénients, et des avantages. Et même si ces derniers font beaucoup rêver, il faut être conscient que la vie des PN (personnels navigants) n'est pas toujours de tout repos. Certains nous font part de l'épuisement, qui découle de cette vie entre deux fuseaux horaires, d'autres dégagent une passion inébranlable pour leur métier.  Je suis d'ailleurs si admirative quand je vois des personnes qui, après 20-30 ans de carrière, éprouvent toujours autant d'enthousiasme, et qui nous prennent sous leur ailes de manière si naturelle et avenante. 
L'une des choses que je trouve également fascinante, est le fait de tisser des liens si promptement avec des personnes, qui pourtant nous étaient de parfaits inconnus la veille. Le contexte aide sans doute à la création rapides de ces liens, qui n'en sont pas moins sincères. Mais c'est un peu à double tranchant, car on peut s'attacher à certaines personnes, et ne jamais (ou rarement) les revoir sur d'autres vols, et c'est un perpétuel recommencement de nouvelles rencontres (ce qui peut être positif ou pas, selon les points de vue), en revanche si une personne nous est insupportable, well, on aura pas à se la coltiner jusqu'à la retraite 😋.

Un grand merci, à tous les adorables PN que j'ai pu croiser sur ma route, car même si la majorité n'est qu'amour et gentillesse, il y a des milliers de PN, c'est comme une micro-société, et il y a nécessairement de tout, donc je suis d'autant plus reconnaissante, d'être tombée la plupart du temps, sur des personnes exceptionnelles, issus de divers horizons et tout aussi intéressantes les unes que les autres. Mention spéciale à mon tout premier équipage qui m'a fait débuter cette aventure dans les meilleures conditions possibles, ainsi qu'à mon dernier équipage qui m'a permis de clôturer cette aventure en beauté.  

Ce sera tout pour le moment, merci aux braves qui ont eu le courage de lire ce long récit (/racontage de vie), je retourne à mes révisions, la tête encore un peu dans les nuages,  rêvant d'une destination lointaine, et qui sait... peut-être à bientôt pour de nouvelles aventures 😉.




23 comments:

Ryma said...

De rien & Merci :P
J'adore ta Veste :)..

JUSTERYMA

My name is Chloé said...

Dans le genre canon tu excelles!

Je te rajoute sur lookbook histoire de hyper tout ça :) A vite Mathilde, bises.

xx Chloé - lapenderiedechloé*

LMA said...

Oh ouais! Pour le teddy, je suis trop interessée, il est de quel couleur?
ET OUUUUI ON VEUT DES NOUVEAUX ARTICLEEEES!

Jojoluv said...

J'adore tes photos très expressives......

J'aime bien ton blog suit mon blog et je ferais de meme...xoxo
http://johannaluv.blogspot.com/

LMA said...

Haha, oui je suis suuuuure :)
Je veux bien le blanc et rouge, j'attend les photos. xx

S et S said...

Ton blog est vraiment super agréable à lire.
Un bonheur! Joli style aussi :)

N'hésite pas à faire un tour sur le mien:
http://subjectivement.blogspot.com

Camblong said...

la veste est top !! J'adore ;-))

Gonzague said...

J'aime beaucoup cette veste. Ton style est hyper original et c'est juste un puuur plaisir de suivre ton blog! J'attends la suite et vite !
Ah aussi, désolée on a du te poser un millaird (hummm) de fois cette question mais niveau effets dans les photos tu fais quoi ? Ou quel logiciel ?
Bises
G&G

My name is Chloé said...

Ahah t'es choupi merci Mathilde <3

J'espère que tu retrouveras vite ton appareil photo! C'est cool de te lire.

Bises et bonne soirée ma jolie.
xx Chloé - lapenderiedechloé*

Sara said...

Merci à toi surtout d'avoir répondu à mon commentaire. Pas beaucoup de blogeuses le fond.

Abaca said...

J'adoore la veste ♥ !

GirlPeace said...

J'adore ta veste O_o ♥

Paola Lauretano said...

Great pics and amazing outfits!
xo Paola
Expressyourself

Violette Daily said...

Quel beau voyage! J'ai toujours rêvée d'être hôtesse de l'air pour voyager dans le monde! J'espère que tout s'est bien passé :)

http://violettedaily.com

Anouk said...

I would love to visit Buenos Aires one day!

61 King's Cross Rd,

Serena F. said...

beautiful post dear! amazing photos!
now i follow you, i hope that you follow me back!
a kiss,
Serena
glameglitter.blogspot.com

white and vintage said...

Thank you for this interesting post. I follow you. Do you want to follow back?
Lovely greetings,
Christine

angelaah91 said...

Great outfit, love the article.
You had a nice trip


Love,

Angela
www.angelavissers.com

MONICA SORS said...

The pics looks really cool! The location is beautiful!!
xx
Mónica Sors
MES VOYAGES À PARIS
NEW POST: MES VOYAGES A PARIS

Miriam Zakharova said...

very cute post dear!

https://cheremimi.blogspot.com.es/

LucyHollman said...

great!

PLEASE FOLLOW ME :) : FASHIONGIRL.BLOGSPOT.COM

FashionRadi said...

I love these colorful streets and houses!
Lovely trip!

www.fashionradi.com

ivy said...

Dear Mathilde!

I have never been to Buenos Aires but when I see it in your photos with all the beuatiful colors, it looks so amazing and it should be definately worth a visit. Thank you for putting together this amazing photography in the post.

Have a good weekend, lot of greetings, Eva
http://nicovabeauty.com